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J’ai consacré une partie de mes dernières vacances au montage d’un ordinateur en kit – une machine de développement destinée à tourner sous Linux, pour un budget très limité. Si j’avais souvent mis les doigts dans le cambouis informatique – pour changer des barrettes mémoires, des disques durs et même une alimentation défectueuse -, je n’avais jamais monté un PC de A à Z. Je ne m’en suis pas trop mal tiré, mais ce résumé photographique de mes tribulations permettra peut être à d’autres bricolos de gagner un peu de temps.

La bestiole

J’ai choisi de commander cette machine auprès de LDLC, l’une des rares sociétés françaises qui vend une large gamme d’ordinateurs sans OS. Mes besoins étaient limités : un processeur assez rapide pour traiter dans un délai raisonnable des dumps de données publiques, un disque dur assez véloce pour ne pas ralentir l’exécution de scripts impliquant quelques millions d’accès à des bases de données et suffisamment de mémoire vive pour éviter des plantages sous R. J’ai donc opté pour le modèle (très vulgairement nommé) Frackass : un processus Intel Celeron Dual-Core G1840 à 2,8 Ghz, une RAM de 8 Go extensible à 16 Go et un SSD à 120 Go, à glisser dans un boîtier Zalman – le tout pour moins de 270 euros.

La livraison et le colisage

J’ai commandé ce PC un mercredi soir à 23h00. Il m’a été livré exactement 36 heures plus tard, en deux paquets et deux envois différents, qui me sont parvenus en bon état.

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L’un contenait le boitier ; l’autre, le processeur, la carte-mère, le disque dur, l’alimentation et le lecteur-graveur de DVD.

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Voici la liste précise des pièces livrées :

Avant le montage

Aucun mode d’emploi, ni guide de montage n’était fourni avec l’appareil. Je me suis donc orienté vers l’un des nombreux tutoriels disponibles sur Internet… Sans m’apercevoir que LDLC avait justement créé une chaîne Youtube à cet effet. Ne commettez pas la même erreur que moi, et visionnez ces vidéos avant d’ouvrir vos colis :

Je n’ai eu besoin de que de deux outils pour réaliser l’opération : un petit tournevis cruciforme… Et, comme vous le verrez, un simple trombone.

L’ouverture du boitier

Les 4 vis à main du boitier Zalman doivent être retirées pour permettre de déposer l’un de ses flancs.

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Le « Graal » – le petit sachet contenant la visserie et les accessoires nécessaires au montage – est attaché dans l’un de ses compartiments.

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Il faut déclipser la façade, en revanche, pour accéder aux baies du lecteur optique et des disques durs : pas de mystère, il convient d’y aller franchement, mais sans brutalité.

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Les câbles de la connectique disponible à l’avant de l’appareil (pour les connecteurs USB 2 et 3, les entrées jack audio et micro, les boutons d’allumage et de réinitialisation) sont assez longs pour permettre de déposer la façade sans les sortir de leur logement.

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La mise en place du bloc d’alimentation

Le boitier est largement ajouré, dans un style « aluminium noir » d’assez bel effet. LDLC a donc choisi de ne fournir que des composants internes dans le même ton, à commencer par le bloc d’alimentation. Celui-ci se fixe en bas à gauche du boitier, ventilateur vers le sol – un choix que certains utilisateurs estiment être contestable, puisque les poussières sont ainsi aspirées vers la machine. Zalman fournit pourtant un filtre externe qui mitige fortement cet inconvénient, sans doute tout relatif pour ceux qui entretiennent un tant soit peu le sol de leur pièce de travail…

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Deux vis permettent de lier le bloc d’alimentation au boîtier (le manuel de ce dernier évoque pourtant 4 points de fixation…).

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Le câble ATX 4 broches (i.e. deux fois 4 broches) destiné à alimenter le processeur peut être positionné dès cette étape : il convient de le faire glisser entre le châssis du boitier et celui de ses flancs qui est toujours en place, jusqu’à ce qu’il ressorte en haut à gauche du cadre – rien de plus simple.

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L’installation du lecteur optique

Le lecteur optique peut être glissé dans son logement, à travers la baie ouverte en déposant la façade du boitier.

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Il doit être fixé sur le côté avec quatre vis (ici platinées, mais les vis noires fournies dans le Graal font, bien sûr, tout aussi bien l’affaire).

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L’installation du (ou des) disque(s) dur(s)

D’après le manuel du boîtier, le disque SSD fourni par LDLC peut être fixé dans le fond de celui-ci, et donc à côté de l’alimentation, comme ceci :

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J’ai choisi, pour ma part, de l’installer dans le rack réservé aux disques durs 3,5 pouces, sur le côté de l’appareil (contre la façade, donc), afin de pouvoir raccorder sur un même câble d’alimentation ce SSD et un disque dur standard qui traînait dans une de mes armoires.

Dans ce cas, il convient de dévisser le rack depuis la façade. Attention, il est également retenu par deux ergots métalliques (ce qui permet d’éviter qu’il tombe au dévissage), mais fragiles : il faut les déloger sans brutalité (à défaut, vous en serez quitte pour remettre en forme avec une pince l’ergot que vous aurez écrasé, comme je l’ai fait moi-même)…

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Il reste à fixer les disques en son sein, en vissant sur les deux côtés pour le 3,5 pouces – qui peut également être fixé avec des cales anti-vibrations -, et par en-dessous pour le disque SSD. Faites naturellement en sorte que les connecteurs des disques soient orientés vers le bas du rack :

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Il faut ensuite remonter le rack sur le boitier, en clipsant d’abord ses ergots, puis en le revissant solidement.

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J’ajoute une vue de la baie après installation, depuis l’intérieur du boîtier, pour vous donner une idée de l’endroit où j’ai installé le disque SSD, en le vissant à la face intérieure du rack (j’aurais pu le faire à l’extérieur pour ajouter un second disque 3,5  » dans celui-ci, d’ailleurs).

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Vous pouvez, à ce stade, reclipser la façade du boîtier.

La préparation de la carte-mère

Cette phase est la plus délicate de l’opération : après avoir regardé à nouveau la première des vidéos postées par LDLC sur YouTube et vous être déchargé de votre électricité statique, ouvrez la boîte contenant la carte-mère, sortez celle-ci de son plastique et posez-la, sur sa mousse de protection, sur votre table de travail. Vous allez devoir installer le processeur, puis le ventilateur associé à celui-ci. Ce n’est pas une opération bien compliquée, mais elle exige de la minutie.

Sur la carte-mère, vous trouverez sans difficulté l’emplacement du processeur, protégé par un cache en plastique noir. Avant de retirer celui-ci, repérez le triangle qu’il affiche dans l’un de ses coins. Son frère jumeau apparaît sur votre processeur. Vous devrez bien sûr installer celui-ci de façon à ce que ce triangle soit orienté dans le même sens que sur le cache.

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Ouvrez la trappe du processeur en appuyant sur le bras articulé pour le sortir de son logement, avant de le redresser (oui, sur la photographie qui suit, mes doigts sont tâchés de pâte thermique : j’avais maladroitement manipulé le ventilateur quelques secondes plus tôt) :

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Retirez ensuite le cache, dont vous n’aurez plus l’utilité :

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« D’une main sûre », comme disent à l’unisson tous les tutoriels, saisissez votre processeur par deux côtés d’une seule main, et placez-le dans le logement ainsi libéré, en alignant bien son triangle sur le coin qui apparaissait sur le cache. Appuyez sur le bras articulé pour le replacer dans son logement, et verrouiller l’ensemble. Le résultat ressemblera à ceci :

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Vous devez maintenant placer le ventilateur au-dessus du processeur, le fixer à la carte, puis brancher son alimentation sur celle-ci.

Commencez par bien observer la carte-mère : la prise du ventilateur, appelée « CPU_FAN1 », est non loin du processeur. Ce dernier est entouré par quatre orifices, sur lesquels viendront se clipser les pieds du ventilateur (vous en voyez deux sur cette photographie).

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Placez le ventilateur au-dessus du processeur (en évitant de vous mettre la pâte thermique dont il est pré-enduit plein les doigts…), de façon à ce que :

  • ses quatre pieds correspondent aux quatre orifices qui leur sont réservés ;
  • le câble d’alimentation du ventilateur encore enroulé soit à portée de sa prise sur la carte.

Ce dernier point est plus important que ne le disent la plupart des tutoriels en ligne : si le câble se promène à proximité du ventilateur, il pourrait bloquer celui-ci, avec des conséquences catastrophiques pour le processeur (qui surchauffera) et, sans doute, la carte-mère.

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Il convient alors de clipser les 4 fixations sur la carte, d’une simple pression du doigt :

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Il ne reste plus qu’à brancher le câble du ventilateur sur sa prise. Un détrompeur vous empêchera de l’enficher dans le mauvais sens.

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Le ventilateur est désormais solidement fixé sur la carte-mère : il est possible (et souhaitable) de ne plus soulever cette dernière qu’en saisissant ce système de refroidissement :

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Il reste tout de même à installer à la barrette de RAM fournie avec le Frackass. Deux slots (capables d’accueillir une barrette de 8 Go maximum chacun) sont disponibles : selon le manuel de la carte-mère, c’est le plus proche du processeur qu’il faut utiliser si une seule barrette doit être montée.

Vous avez probablement déjà remplacé la RAM d’un ordinateur (dans le cas contraire, réfléchissez-y à deux fois avant de commander votre ordinateur en kit…) : on ouvre les deux ergots sur les côtés, on vérifie que la barrette est dans le bon sens (connecteurs vers le bas, bien sûr, mais aussi orientée de façon à ce que la petite encoche qui sépare les deux jeux de connecteurs corresponde bien à l’encoche sur le slot), on insère doucement et on appuie fermement, mais sans brutalité, sur la barrette jusqu’à ce que les deux ergots remontent tout seuls, en faisant un petit « clic » :

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L’installation de la carte-mère dans le boîtier

Installez tout d’abord le cache des prises fourni avec la carte mère. Cette pièce de fer-blanc ne paie pas de mine :

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Elle doit être clipsée dans le boîtier, par l’intérieur, dans le bon sens, i.e. avec le descriptif des fiches vers l’extérieur et la majorité des ouvertures vers le fond de la boîte, où viendra se placer la carte-mère.

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La carte-mère elle-même être fixée sur des supports pré-installés dans le boîtier. Ils sont au nombre de 4, et ont l’apparence suivante :

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Déposez délicatement la carte-mère dans le boitier en la tenant par le ventilateur du processeur, en la positionnant de façon à ce que ses propres orifices de fixation correspondent à ces supports (i.e. processeur vers le haut), et que ses prises se glissent dans le cache en fer-blanc que vous venez de clipser.

Vissez le tout solidement avec le contenu du Graal :

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Le raccordement des câbles d’alimentation aux divers composants

Il est maintenant temps de connecter l’alimentation aux différents éléments de l’ordinateur.

A tout seigneur, tout honneur : commençons par le processeur lui-même. Il doit être alimenté par le câble ATX 4 broches que nous avions prépositionné dès l’installation du bloc d’alimentation (cf. supra). Si vous avez correctement placé votre carte-mère, ce câble est déjà juste à côté de sa prise, au-dessus du processeur. Il ne vous reste qu’à l’enficher… Mais dans le bon sens, sous peine que l’ordinateur ne démarre tout simplement pas. Sur ce modèle de carte-mère, en effet, aucun détrompeur n’est disponible sur cette prise. Il convient de brancher celle-ci avec l’ergot vers le bas (et non vers la gauche, comme dans la photo ci-dessous) :

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Ne vous inquiétez pas du second câble 4 broches : il ne sera relié à rien, et ce n’est pas un problème.

Occupez-vous maintenant de l’alimentation de la carte-mère : elle est assurée par la plus grosse prise de votre alimentation, une ATX de 24 broches :

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La prise correspondante est facile à trouver sur la carte-mère – elle est sur le côté, à droite du processeur. Elle doit être branchée avec l’ergot vers l’extérieur (i.e. sur la droite) – il n’y a d’ailleurs pas vraiment d’autre façon de s’y prendre.

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Le(s) disque(s) dur(s) et le lecteur optique sont alimentés par des prises plates et larges, regroupées en grappes sur deux câbles distincts sortant de l’alimentation :

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Branchez d’abord le disque SSD. Si vous l’avez installé dans le fond de votre boîtier, comme Zalman le recommande, rien de plus simple :

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Alimentez ensuite le lecteur/graveur de DVD :

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Si, comme moi, vous avez installé un second disque dur 3,5″ dans la baie ad hoc, branchez-le également :

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Plusieurs câbles de votre bloc d’alimentation ne sont donc pas (encore) utilisés : ils pourraient alimenter le jour venu d’autres composants de votre ordinateur – comme une carte graphique, par exemple. Pour l’instant, rangez les le plus proprement possible dans le fond de votre boitier.

Brancher le ventilateur du boitier à la carte-mère

Le boîtier Zalman est doté de son propre ventilateur, dont le câble d’alimentation pendouille lamentablement sur l’un des bords de votre coffret depuis que vous en avez retiré la façade latérale. Il est temps de brancher cette fiche :

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Elle se connecte à la prise CHA-FAN1 (« CHA » pour « châssis », sans doute) de la carte-mère (en bas, à droite de celle-ci).

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Le raccordement des câbles de données à la carte-mère

Il reste à permettre aux différents éléments de votre machine de communiquer entre eux, et donc de brancher les câbles permettant l’échange de données entre vos dispositif d’entrée/sortie (les disques durs, le lecteur optique, les prises USB, les boutons d’allumage et de réinitialisation, les jacks micro et audio, les leds d’activité…) et la carte-mère.

Commencez par vos deux équipements compatibles avec la norme SATA 3 : le lecteur optique et le disque SSD. Branchez les câbles SATA fournis avec chacun d’eux à leur prise data (à côté de la prise d’alimentation, déjà connectée), puis aux deux prises SATA 3 de la carte-mère

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Attention, ne confondez pas les prises SATA 3 avec les prises SATA 2 voisines (elles sont juste au-dessus des premières) : vous perdriez en performance, notamment pour le disque SSD !

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Les deux prises SATA 3 sont côte à côte : pas moyen de se tromper !

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Si vous avez installé un disque dur traditionnel, connectez le également à l’une des deux prises SATA 2 avec un câble ad hoc (que j’ai, pour ma part, cannibalisé en démontant un ordinateur plus ancien).

Il vous reste à brancher tous les câbles qui sortent de la façade du boitier. Commencez par le plus gros, celui de la prise USB 3 :

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Il se branche sur une prise parfaitement reconnaissable à la mention… « Front USB 3.0 ».

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Connectez ensuite le câble de la prise USB 2 :

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Plusieurs prises USB sont disponibles sur la carte mère. Pour ma part, j’ai choisi celle-ci :

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Les « jacks » audio et micro doivent également être reliées à la carte mère, via le câble qui se termine par cette fiche (oui, je sais, la photographie est floue) :

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Là encore, pas moyen de se tromper : la prise est bien visible sur la carte-mère (regardez le manuel fourni avec celle-ci en cas de doute), en bas à gauche de celle-ci.

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Last but not least, vous avez encore en main une demi-douzaine de petits câbles permettant d’alimenter les leds d’activité (du disque dur et de l’ordinateur) et de connecter les boutons de démarrage et de réinitialisation qui apparaissent en façade du boîtier. Tous se fixent sur un même bloc de prises, en bas à droite de la carte-mère.

Dans la rubrique « avis utilisateurs » de la fiche du Frackass sur le site de LDLC, plusieurs clients se plaignent d’avoir dû essayer plusieurs combinaisons avant de trouver la bonne solution. Pour ma part, j’ai préféré télécharger le manuel utilisateur de la carte, et utiliser le schéma disponible à sa page 21 :

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Les leds d’allumage de l’ordinateur s’installent donc en haut à gauche (en respectant les polarités), les leds d’activités du disque dur (HDLED) se placent en bas à gauche (« + » à gauche, « – » à droite), le câble du bouton d’alimentation en haut à droite (« GND » pour « ground », la terre – mais ce n’est pas un problème ici) et celui du bouton de réinitialisation en bas à droite. Oui, un des picots de la prise reste inutilisé.

Un peu d’ordre

Le montage lui-même est terminé : rangez les câbles le mieux possible – en utilisant, le cas échéant, les dispositifs de fixation et les liens fournis avec le Graal -, scotchez solidement le reste de celui-ci loin des pièces essentielles de l’appareil (si vous n’avez pas installé de carte graphique, vous ne manquez vraiment pas de place !), replacez le flanc du boîtier et serrez les vis à main.

Branchez l’ordinateur au secteur, à un écran, à un clavier et à une souris. Placez le bloc d’alimentation en position « On », puis prenez une grande inspiration et pressez le bouton d’allumage en façade du boitier…

Le test du trombone

…Dans mon cas, il ne s’est rien passé.

Rien.

Pas une seule diode ne s’est allumée, pas un seul ventilateur n’a commencé à souffler.

Un grand moment de solitude.

Après une brève séance d’introspection (à coups de « Mais pourquoi je n’ai pas pris l’option montage pour 50 euros de plus, rogntudju ? « ), vient le temps du diagnostic. La bestiole ne démarre pas. L’alimentation est-elle défectueuse ? Mais comment en être certain sans disposer de l’équipement adapté ? Et d’ailleurs, ce serait quoi, l’équipement adapté ? Un voltmètre ?

Un coup de fil au service d’assistance de LDLC s’imposait : compétent et sympathique, le technicien de garde m’a incité à réaliser le fameux test du trombone – dont j’avais, je l’avoue, complètement oublié l’existence. Cette manœuvre permet de démarrer une alimentation de type ATX (comme celle du Frackass) sans carte-mère, en reliant simplement entre elles deux des broches de la prise 24 broches. Et pour réaliser un tel court-circuit (au sens propre), rien ne vaut un trombone, ouvert et protégé par un peu d’adhésif isolant. Le résultat est on ne peut plus hi-tech :

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Il convient d’insérer ce dispositif dans deux fiches précises de la prise ATX 24 – celles-ci :

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Dans mon cas, l’alimentation a tout de suite démarré ; elle n’était donc vraisemblablement pas en cause (le test du trombone ne permet pas d’être sûr qu’elle n’est pas défectueuse, mais seulement qu’elle n’est pas totalement défectueuse).

Un peu inquiet à l’idée d’avoir endommagé la carte-mère ou le processeur pendant le montage, j’ai donc suivi le reste du circuit : l’alimentation était elle correctement branchée sur l’une et l’autre ? Ce n’est qu’alors que je me suis rendu compte que le câble ATX 4 broches pouvait être enfiché sur la carte dans 4 positions différentes (cf. supra, au paragraphe « raccordement des câbles d’alimentation aux divers composants« ). Au second essai, l’ordinateur s’est illuminé comme un sapin de Noël : tout fonctionnait.

What would MacGyver do ?

J’ai installé sans difficulté Linux Mint 18 sur cette machine flambant neuve, à partir d’une clé USB : elle réagit fort bien pour l’instant, et se montre même assez véloce dans le traitement de scripts en Python et en R impliquant de nombreux accès à des bases de données. Le boitier est vaste et aéré : les senseurs gérés par Linux n’ont pas observé de températures supérieures à 31° C pour l’instant.

Grâce à son disque SSD, le tout démarre en 12 secondes, montre en main – une excellente performance pour la somme et le temps investis dans l’acquisition et le montage de cet ordinateur.

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