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Mes ordinateurs personnels ont été des Macs pendant plus d’un quart de siècle : après le tout premier Macintosh Classic acheté par mes parents au début des années 90, j’ai été l’heureux utilisateur d’une bonne quinzaine de machines portables et de bureau siglés de la Pomme : un Macintosh LC II, un  Power Macintosh 5260, un PowerBook, puis plusieurs générations d’iMacs, d’iBooks, de MacBooks, d’eMac et autres MacMini1. Comme des millions d’autres mac addicts légitimement persuadés des mérites de leur plateforme de prédilection, j’avais organisé toute ma vie numérique au sein de son écosystème : j’ai longtemps été connecté à Internet via un modem Apple Djinn Pro et organisé mon réseau domestique autour de bornes AirPort Express ; j’écoutais de la musique grâce à des iPods, avant d’acquérir mon premier iPhone, puis de piloter ma chaîne hi-fi depuis mes iPads ; enfin, mes télévisions ne sont plus connectées à aucune box depuis belle lurette, mais lisent des contenus fournis par des Apple TV.

Pourtant, depuis six mois, je n’ai plus aucun produit Apple sur mon bureau, ni dans le sac qui m’accompagne dans mes déplacements. Mon ordinateur de bureau et mon ordinateur portable tournent en effet tous les deux sous Linux Mint.

Une pomme de plus en plus acide

Ce choix n’a été ni brutal, ni irréfléchi : il est l’aboutissement d’un processus qui a duré plusieurs années et dont les raisons sont multiples.

La première d’entre elles tient bien sûr au fait qu’un ordinateur n’est pas seulement un objet technique, mais aussi un bien culturel doté d’un fort pouvoir classant. Or, pendant près de vingt ans, utiliser les ordinateurs fabriqués par Apple revenait à appartenir à un groupe minoritaire, mais fier de sa différence et intimement persuadé d’utiliser des appareils et des logiciels beaucoup mieux conçus que ceux dont devait se contenter le troupeau aliéné des utilisateurs de Windows. Dans tous les pays où j’ai vécu, la communauté des mac addicts était soudée : elle se réunissait chaque mois dans des clubs où elle échangeait conseils et encouragements (outre quelques logiciels, avouons-le…), tout en commentant les derniers articles d’Univers Mac, de Golden ou de SVM Mac (en France, tout au moins), avant de disserter sur les meilleures stratégies à mettre en place pour évangéliser les malheureux infidèles encore perdus du côté obscur. Bien plus diverse socialement que ne le prétendaient les trolls pro-Microsoft sur les forums Usenet où ses membres s’écharpaient régulièrement avec les fans de Bill Gates, cette confrérie associait pourtant surtout des créatifs, des artistes et des enseignants – bref, des gens sensibles au principal (et génial) argument marketing d’Apple : si vous utilisez nos produits, c’est que vous appartenez à une élite capable de penser « en dehors de la boîte », et donc d’innover pour changer la société (oui, rien que ça, mais il est des ambitions moins nobles, non ?). Il est si confortable d’avoir raison contre le reste du monde !

Puis vinrent l’iPhone et le MacBook : à notre grande surprise, soudain, nous n’étions plus des marginaux, mais bien des précurseurs. Nous n’étions certes pas majoritaires, mais notre communauté grandissait à vue d’œil. Notre spirituo devenait une religio – autrement dit, une secte qui a réussi, jusqu’à se diluer dans un simple collectif de consommateurs : dans les transports en commun, un voyageur sur quatre avait dans les oreilles les écouteurs blancs dessinés par l’équipe de Jonathan Ive ; à l’université, un bon tiers de mes étudiants utilisait des portables siglés d’une pomme ; au cinéma et à la télévision, les Macs étaient désormais omniprésents, ad nauseam. Il est ainsi significatif que la presse communautaire ait disparu au moment même où son lectorat potentiel explosait (nonobstant l’excellent Avosmac !), sans être vraiment remplacée sur Internet (MacGénération faisant figure d’exception en France). Utiliser un ordinateur Apple était jusqu’alors une marque d’originalité et de créativité ; mais acheter une telle machine devenait peu à peu une démarche statutaire, et l’exhiber un marqueur social. Les mac addicts étaient des militants ; les utilisateurs de Macs devenaient des snobs – c’est-à-dire exactement ce que leur reprochaient les thuriféraires de Windows, dix ans plus tôt. Je me suis ainsi surpris, vers 2012 ou 2013, à dissimuler systématiquement la marque de mes différents devices pourtant toujours aussi beaux et élégants, dans des étuis ou sous des autocollants.

Ces appareils, qui plus est, ne sont plus vraiment des foudres de guerre : leur processeur est souvent correct (des i5 en entrée de gamme, et même des i7 pour le mini), mais la mémoire vive est facturée au prix fort, et les cartes graphiques ne suivent pas. Certes, la loi de Moore n’est plus qu’un lointain souvenir et nul ne se souvient qu’Apple faisait autrefois de la puissance exceptionnelle de ses ordinateurs un véritable argument commercial :

…Mais il ne fait aucun doute qu’à puissance égale, il est possible de trouver des machines équipées de composants 10 à 15 % moins cher sur le marché. Certes, cet écart peut en théorie disparaître à la revente, d’autant que les macs sont, objectivement, à peu près increvables : j’ai dans mes tiroirs des Mini vieux de dix ans qui fonctionnent encore très correctement – mais qui ne servent à peu près à rien, puisqu’ils sont incapables de faire tourner les dernières versions de macOS, et donc de communiquer avec les téléphones et les tablettes qu’ils (et qui les) complètent. C’est sans doute le comble de l’obsolescence programmée selon Apple : les machines, construites avec des composants d’excellente qualité (et donc coûteux), supportent sans peine le poids des ans, mais, faute de mise à jour logicielle, deviennent rapidement autistes, et donc à peu près inutilisables. Comme beaucoup d’autres utilisateurs l’ont souligné ces dernières années, cette situation est d’autant plus agaçante qu’il est devenu presque impossible d’améliorer un Mac composant par composant : même équipé d’un couteau de peintre (!), impossible d’upgrader un mini au-delà d’un changement de disque dur et d’une (modeste) augmentation de sa RAM ; quant à un portable Apple ou un iMac des dernières générations, ce n’est même plus la peine d’y penser, puisque tous leurs composants sont soudés ou collés en usine (ce qui, au demeurant, empêche de les cannibaliser pour d’autres usages).

Le sentiment général est donc que non seulement Apple néglige le Mac pour se concentrer sur les iDevices qui lui rapportent les plus belles marges (ou qui lui garantissent les plus fortes cotations boursières), mais encore qu’il transpose le modèle technique, ergonomique et économique de ces derniers à ses ordinateurs : le client est prié d’acheter un ensemble clé-en-main, uniformisé, appelé à être remplacé dans son intégralité tous les trois ou quatre ans, puisque supposé répondre à la fois à une cible marketing et à une gamme d’usages soigneusement planifiés à l’avance dans les bureaux de Cupertino. Or, c’est aussi ce dernier point qui me dérange : un ordinateur est d’abord un outil, c’est-à-dire un instrument versatile que je peux utiliser pour transformer mon environnement, éventuellement d’une façon tout à fait imprévue. La distinction est bien connue : le chimpanzé utilise une pierre pour ouvrir une noix, l’être humain utilise un marteau indifféremment pour déguster un cerneau, planter un clou, zigouiller belle-maman ou le croiser avec une faucille sur un drapeau rouge, au moins deux de ces quatre derniers usages n’apparaissant probablement pas dans les manuels publiés par Bosch ou Festools. Lorsque j’ai acheté mon premier iMac, je n’imaginais pas me mettre quelques mois plus tard au PHP pour scripter un CMS ; lorsque j’ai commandé mon dernier MacMini, je n’envisageais pas me remettre à jouer sur un ordinateur.

Bref, ce n’est pas à Craig Federighi de décider de ce que je ferai avec les machines qu’il me vend

Enfin, cette entreprise américaine en sait bien trop sur moi : non seulement elle n’ignore rien de mon identité, de mon adresse et de mes habitudes de consommation informatique (voire de consommation tout court, si j’utilisais Apple Pay), mais elle a les moyens de connaître (une grande part de) l’historique de mes navigation sur le web, mes mots de passe, mes déplacements (non seulement grâce à la géolocalisation de mon iPhone, mais aussi via celle des photographies et des vidéos que je stocke sur son cloud), mes goûts musicaux, cinématographiques et télévisuels, ainsi que mon état de santé (même sans AppleWatch, puisque beaucoup d’applications stockent leurs données iCloud) – et j’en passe. Elle accueillait déjà sur ses serveurs mes photographies, l’essentiel de ma discothèque et une petite partie de ma bibliothèque ; depuis la sortie de macOS Sierra, elle se propose même d’héberger par défaut l’ensemble des documents stockés sur mon disque dur. Certes, Apple se pique de prêter une attention jalouse à la confidentialité des informations qui lui sont confiées par ses clients, et elle a la réputation d’être particulièrement compétente dans ce domaine… Mais je n’ai aucun moyen d’être certain que sa politique ne changera pas sur ce point, puisqu’elle peut modifier à tout moment ses conditions générales d’utilisation (par exemple sous la pression d’un Etat étranger), ni de vérifier que l’un de ses ingénieurs n’a pas laissé une porte dérobée dans l’un de ses logiciels, puisque ces derniers sont fermés et ses technologies, propriétaires.

La pomme, en somme, était devenue trop acide à mon goût. J’ai donc commencé à chercher des solutions alternatives.

Just sudo It

Je n’ai jamais sérieusement envisagé de basculer sous Windows : j’utilise le système d’exploitation de Microsoft tous les jours à titre professionnel depuis vingt ans, et n’ignore rien de ses défauts. Monter un hackintosh n’aurait répondu qu’à une partie de mes besoins, et certainement pas à mes inquiétudes sur la sécurité et la confidentialité de mes données. Chrome OS n’est guère adapté aux ordinateurs de bureau, n’a pas la versatilité que je demande à un PC et partage une grande partie des défauts que je reproche aux nouveaux macs (je n’ai pas envie de confier à Google les informations que je souhaite cacher à Apple). Restait, donc, GNU/Linux.

J’avais déjà brièvement fréquenté le manchot (non, Tux, la mascotte de Linux, n’est pas un pingouin) : j’avais réussi à installer, de haute lutte, une version de Red Hat sur un vieux PC au début des années 2000, et joué un peu avec Ubuntu (en live install et en dual boot) sur mes macs d’abord, et sur des serveurs via le terminal de macOS ensuite ; je m’étais aussi amusé quelques mois avec les premiers Raspberry Pi, et quelques routeurs transformés en PirateBox. En dépit de ma sympathie pour les logiciels libres et le mouvement Open Source, aucune de ces expériences ne m’avait donné une folle envie de basculer toute ma vie numérique sur Linux : la courbe d’apprentissage me paraissait rude, je craignais le manque de logiciels adaptés à cette plateforme (alors même que j’avais déjà investi dans une solide logithèque pour macOS et iOS), j’hésitais à opter pour une solution technologique qui m’obligerait à mettre régulièrement les mains dans le cambouis après avoir bénéficié pendant des années du confort du Plug and Play, et je craignais que ces machines soient peu compatibles avec mes autres tablettes et téléphones.

J’ai pourtant la chance d’avoir un employeur qui distribue gratuitement à ses employés les ordinateurs déclassés et sortis de son parc informatique – avec des disques durs vierges, et sans OS. Je me suis procuré l’un de ces appareils, et j’ai commencé à tester différentes distributions Linux sur cette machine dédiée. Après quelques semaines sous Ubuntu et un bref passage sous Fedora, j’ai installé Linux Mint 17 MATE sur la bête en question ; j’ai été immédiatement séduit par le look and feel de cette distribution, aussi élégante que facile d’accès, qui tournait relativement bien sur cette configuration très modeste2.

Dans le même temps, l’association Framasoft lançait son initiative « Dégooglisons Internet«  et commençait à offrir systématiquement des alternatives libres et gratuites aux services et applications en ligne les plus populaires : agenda et carnet d’adresses, lecteur de flux RSS, outil de prise de note, tableur collaboratif, cloud… Toutes ces solutions logicielles existaient déjà, bien sûr (j’en avais même installé quelques unes sur mes propres serveurs), mais elles se retrouvaient ainsi regroupées au même endroit, devenaient facilement accessibles, et étaient maintenues par des militants libristes compétents, sympathiques et attentifs au respect de ma vie privée. La bascule hors du monde des softwares propriétaires n’en devenait donc que plus facile.

Au bout de quelques mois, je décidais de sauter le pas, et de remplacer mon vieux MacBook, désormais bien fatigué, par un petit portable LDLC vendu sans système d’exploitation, pour le quart du prix d’une machine Apple d’entrée de gamme. Ce laptop, sous Linux Mint 17, puis 18 Cinnamon, devait d’abord me servir à développer un projet en Python un peu ambitieux ; il était pourtant rapidement devenu ma machine principale, même à mon domicile.

Le bureau de mon portable

Un an plus tard, mon MacMini ne me servait plus qu’à classer des fichiers, distribuer des vidéos ou de la musique sur mon réseau local et, de temps en temps, retoucher des images. Il était temps de basculer entièrement du bon côté du cyberespace : j’investissais moins de 300 euros dans un ordinateur de bureau en kit, que je montais sans grande difficulté. Après lui avoir offert, au fil des mois, une carte réseau achetée d’occasion, une carte graphique trouvée en promotion, des disques durs récupérés à gauche et à droite et, surtout, un processeur i5 flambant neuf, j’avais une machine parfaitement opérationnelle : depuis trois mois, ce PC sous GNU/Linux est devenu mon ordinateur principal.

Comment ça, 2,05 % ?

Après six mois d’utilisation exclusive de Linux, une seule question me taraude encore : pourquoi diable cet excellent système, largement majoritaire sur les terminaux mobiles et sur le marché des serveurs, n’est-il installé que sur 2,05 % des ordinateurs de bureau et des laptops de la planète ?

Côté stabilité, Mint n’a en effet rien à envier à macOS : en dépit d’une utilisation intensive, je n’ai eu à redémarrer l’une de mes machines qu’une seule fois au cours des six derniers mois, après un freeze provoqué par un économiseur d’écran un peu exotique. Les performances de mes ordinateurs, pour le reste, sont parfaitement comparables à celles des appareils que j’utilise par ailleurs sous d’autres systèmes d’exploitation – mais à équipement égal, ce qui veut dire que j’ai largement gagné en terme de capacité d’affichage sur mon ordinateur de bureau, équipé d’une carte graphique d’entrée de gamme, mais bien meilleure que les antiquités qui faisaient ramer mes Macs (lesquels n’étaient en outre pas équipés de SSD : je me garderai donc bien de comparer les temps de démarrage et les vitesses d’accès aux disques durs).

Surtout, même en termes de facilité d’utilisation, Linux (dans sa déclinaison Mint, en tous cas), n’a plus les défauts auxquels je m’étais heurté dans les années 2000 : l’installation de la distribution est d’une facilité déconcertante (avec possibilité de crypter l’ensemble du disque de démarrage) ; mes périphériques (imprimantes, écrans, routeurs…), cartes graphiques et autres cartes réseaux ont été reconnus sans difficulté par le système (modulo, peut-être, un clavier sans fil, mais je n’ai  pas vraiment tenté de résoudre ce problème) ;  le gestionnaire de logiciels permet d’installer la grande majorité des applications aussi facilement qu’avec l’App Store ; les interfaces sont facilement compréhensibles, et aisément personnalisables – même mes enfants, pré-adolescents biberonnés à macOS et iOS, les manipulent sans difficulté. Oui, bien sûr, il faut de temps en temps en passer par le sacro-saint terminal – pour installer des applications qui ne sont pas disponibles dans le gestionnaire, pour copier des fichiers sur des disques externes dont les autorisations d’écriture ne sont pas encore correctement définies ou pour corriger des fichiers de configuration divers et variés (afin de monter sur le bureau un disque réseau au démarrage, p. ex.). Mais ces commandes, certes obscures pour un néophyte, se trouvent sans difficulté sur les nombreux modes d’emploi et tutoriels élaborés par les communautés Mint et Ubuntu (sur la base duquel Mint est construit) : il suffit de les adapter légèrement pour que tout fonctionne… Les plus consciencieux, et les plus anglophones, pourront se rassurer en suivant ce cours en ligne gratuit offert par la Linux Foundation.

Enfin, j’ai eu d’autant moins de difficultés à remplacer les logiciels que j’utilisais au quotidien sur Mac par leurs équivalents Linux que beaucoup d’entre eux sont disponibles sous les deux plateformes – quand ils ne sont pas en fait des services en ligne accessibles par n’importe quel navigateur, quel que soit le système d’exploitation sur lequel tourne ce dernier (les utilisateurs compulsifs des applications Google ne seront ainsi pas dépaysés, au risque de continuer à confier leurs données personnelles, et parfois professionnelles, à cette entreprise). Framasoft – encore elle – maintient un très pratique annuaire des logiciels libres, toutes plateformes confondues : Framalibre. Mais, à titre d’exemple, voici un tableau rapprochant les softwares que j’utilisais le plus souvent sous macOS et leurs possibles équivalents sous GNU/Linux :

MailThunderbirdThunderbird, comme Mail, permet de gérer de nombreux comptes de messagerie en même temps.
CalendrierThunderbirdCette application de messagerie dispose d'une extension pour les agendas, qui communique sans difficulté avec les iDevices.
ContactsThunderbirdCardbook, extension pour Thunderbird, communique avec les iDevices sans difficulté.
NotesTurtlTurtl est compatible avec le service Framanote, de Framasoft - et peut même remplacer Evernote.
iCloudNextCloudCe fork de OwnCloud est utilisé, par exemple, par le service Framadrive.
TimeMachineLuckyBackup, et Deja-Dup ou VeraCrypt, associés à n'importe quel NAS et/ou à hubiCPardonnez-moi de n'être pas plus explicite sur ma stratégie de sauvegarde sécurisée...
Trousseau de clésKeePass2Les fichiers produits par KeePass peuvent être synchronisés entre différents ordinateurs, à condition d'ajouter le plug-in ad hoc.
DockCairo DockCairo Dock est en fait bien plus souple d'utilisation, et bien plus personnalisable, que le Dock de mac OS.
SafariFirefoxMidori est très bien aussi...
ChromeChromeOui, le navigateur de Google a une version pour Linux...
iTunesClementineSi vous ne pouvez plus vous passer d'Apple Music, sachez que Clementine se connecte, entre autres, à Spotify (mais pas à Deezer).
App StoreGestionnaire de logicielsLe gestionnaire de logiciels de Mint est moins élégant que l'AppStore... Mais tout y est gratuit !
iBooksCalibreCalibre fait bien plus que permettre l'achat d'iBook...
MessagesPidginLe système de messagerie d'Apple n'est pas ouvert : aucun client sous Linux ne vous permettra d'y accéder. Mais Pidgin parle avec IM, Gadu-Gadu, Google Hangouts, Groupwise, ICQ, IRC, MSN, XMPP...
FaceTimeSkypeOui, Skype est disponible sous Linux. Ceci dit, je ne l'utilise que très rarement. Si vous souhaitez préserver votre vie privée, utilisez Retroshare (qui fait bien plus que du chat vidéo, d'ailleurs).
PagesScribusCeci dit, vous pouvez aussi utiliser Pages en ligne...
NumbersLibreOffice CalcLà encore, vous pouvez également utiliser la version de Numbers pour le Web.
KeynoteStrutStrut peut aussi être utilisé via son instance Framaslides - mais, devinez quoi ? Keynotes est aussi accessible en ligne...
PhotosdigiKamdigiKam fait à peu près tout ce que faisait Photos.
GimpGimpPour ma part, il y a belle lurette que je n'utilise plus Photoshop
IllustratorInkscapeSoyons francs : j'utilisais en fait Inkscape sur Mac depuis bien longtemps. Et vous pouvez aussi tester Framavectoriel.
ZoteroZoteroEn fait, Zotero fonctionne mieux sous Linux...
DropboxDropboxDropbox a un client Linux.
TransmitFileZillaLes interfaces des deux applications sont étrangement similaires...
Google EarthGoogle EarthGoogle Earth a aussi sa version Linux.
VLCVLCVLC, logiciel libre, a aussi sa version Linux.
RStudioRStudioRStudio a naturellement aussi sa version Linux.
ScrivenerScrivener...et sur Linux, la version bêta de Scrivener est gratuite !
SteamSteamOui, Steam est aussi sur Linux (avec des limitations, bien sûr). Les joueurs peuvent également regarder Lutris.
WineWineWine vous permet de faire tourner à peu près n'importe quelle application Windows sur Linux (ou sur mac OS, d'ailleurs).

En somme, la seule difficulté à laquelle je suis encore confronté tient à la mauvaise interaction entre mon iPhone et Mint pour le téléversement des photographies prises avec mon portable : je dois encore, pour l’instant, télécharger manuellement les derniers clichés stockés sur mon compte iCloud – une difficulté que je ne rencontre pas avec mon appareil sous Android.

Dans l’intervalle,il est donc probable que mon prochain téléphone personnel ne sera pas siglé de la Pomme. J’envisage d’ores et déjà de remplacer, le moment venu, mes AppleTV par des Raspberry ou des Google Chromecast (ne serait-ce que pour disposer d’un système de sonorisation multiroom très bon marché à mon domicile), et mes iPad par des tablettes sous Android (hélas, Ubuntu Touch est désormais défunt…). Apple aura alors définitivement perdu un client de plus.

(Edit le 4 mai : mention de digiKam comme solution alternative à Photos)

1. Je considère que iMac et MacBook sont des noms communs et prennent donc la marque du pluriel (des MacBooks), alors que eMac, MacMini et AppleTV n’ont jamais accédé à cette notoriété (des eMac, des MacMini, des AppleTV).

2. Puisque les amateurs du manchot adorent s’enguirlander pendant des heures sur les mérites de leurs distributions préférées, une petite précision : je n’écris pas ici que Mint serait une distribution Linux meilleure que les autres ; il me semble simplement que son ergonomie est relativement proche de celle de macOS, et qu’elle est donc l’une des solutions les plus adaptées pour passer en douceur du monde Apple à l’univers GNU/Linux.

 

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